Sortie au parc de dioudj

Lors du séjour de  Cecile et de Christophe au SENEGAL, l’equipe pedagogique du college Abdoulaye Mar Diop a eu l’occasion de visiter le parc de dioudj qui est un parc ornithologique situé dans un bras du fleuve senegal à quelques kilometres de la ville de saint Louis. Ce parc est reconnu par l’UNESCO comme patrimoine  naturel mondial.Nous allons illustrer cette visite par des photos.

Arrivee au parc: la descente

Arrivee au parc: la descente

Le portail du college

Le portail du college

sur les murs du parc quelques dessins

sur les murs du parc quelques dessins

photo du groupe juste à l'entrée

photo du groupe juste à l’entrée

le guide donne quelques explications pour l'itineraire

le guide donne quelques explications pour l’itineraire

voici le bras du fleuve senegal: le parc de dioudj

voici le bras du fleuve senegal: le parc de dioudj

montée sur la pirogue pour la visite

montée sur la pirogue pour la visite

debut de l'excursion

debut de l’excursion

des canards dans l'eau

des pélicans dans l’eau

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un phacochere

un phacochere

les typhas au bord de l'eau

les typhas au bord de l’eau

des oiseaux sur un arbre

des oiseaux sur un arbre

un crocodile:attention odylle, il va te croquer

un crocodile:attention odylle, il va te croquer

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des oiseaux au vol

des oiseaux au vol

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quel beau paysage

quel beau paysage

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sur le chemin du retour

sur le chemin du retour

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le retour au point de depart

le retour au point de depart

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des photos sur les murs de l'accueil

des photos sur les murs de l’accueil

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Votre fidele seviteur: M BEYE

Votre fidele seviteur: M BEYE

On mange le THIEBOU DIENE:plat senegal composé du riz au poisson

On mange le THIEBOU DIENE, plat sénégalais composé du riz au poisson

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GROUPE 1: Fama Sarr Gueye, Yaye Fatou N’diaye, Aminata Sylla Fall, Aminata Dièye et El Hassane Lamine M’baye

hier, jeudi 18 avril 2013 nous étions partis faire une visite de terrain au quai de pêche artisanale de Guet Ndar. ce quartier est situé sur un cordon littoral appelé la Langue de Barbarie. il est limité à l’ouest par l’océan atlantique et à l’est par le petit bras du fleuve Sénégal au nord par Santhiaba (un  autre quartier de pêcheurs) et au sud par le cimetière de Diamalaye.

pour bien réussir notre mission, nos encadreurs nous a divisé en trois groupes de travail. nous sommes du gropue n° 1. il est composé des élèves suivants: Fama Sarr Gueye, Yaye Fatou N’diaye, Aminata Sylla Fall Aminata Dièye et El Hassane Lamine M’baye. on a pris départ à 16 h 30 et on a fini à 17h 15. ces 45 minutes nous ont permis de constater ce qui suit: le quartier connait un problème de pollution. la pollution du fleuve Sénégal est un danger pour les populations, les oiseaux et surtout les poissons.il y a en effet des poissons qui meurent. l’eau fournie par la SDE (Société des Eaux)  provient du fleuve, ce qui est nocif pour les consommateurs.

on remarque aussi qu’il y a des ordures partout: des sachets et des bouteilles en plastique ou en verre, des restes d’aliment, des déchets humains, des cadavres d’animaux, des produits ménagers inutilisables…. ce qui est plus grave, ce sont les enfants que l’on voit jouer au bord du fleuve sur les tas de saleté. certains mêmes se baignent dans l’eau sale et noire. sur la route, on voit de l’eau stagnante verdâtre et rougeâtre causée par le dégèlement des camions frigorifiques. celle-ci est mêlée aux écailles des poissons et au sable. cela a favorisé le développement des vers de terre et de certaines bactéries qui pourraient causer des maladies dangereuses comme le choléra, la diarrhée, le paludisme et la bilharziose.  c’est vraiment de la désolation.

 

M.Konaté

bonjour à tout le monde. je fais partie de l’équipe d’encadrement des élèves du CEM Abdoulaye Mar Diop de Saint-Louis du Sénégal. tout comme eux je suis très flatté par le projet « Raconte-moi ton fleuve ». nous avons la chance de vivre dans une ville d’eau  traversée par un grand fleuve qu’on appelle fleuve Sénégal. ainsi nous tenterons à travers des activités pédagogiques (sorties pédagogiques, atelier d’écriture de contes et de légendes…) insister sur l’utilité du fleuve dans les activités des populations riveraines mais aussi d’attirer l’attention des élèves sur la pollution de ce cours d’eau et de ses conséquences sur la vie aquatique et celle des populations. ce serait ,pour nous, une occasion de  faire connaitre aux autres notre fleuve mais aussi de connaitre les leurs à travers des échanges inter élèves et inter écoles.

M. Konaté professeur-encadreur

Soda DIENG

mon nom c’est Soda Dieng. j’ai 16 ans. je fréquente le CEM Abdoulaye Mar Diop. je fais la classe de 4 ème. ma ville est Saint-Louis. elle se trouve au Sénégal. mon quartier est Goxou Mbacc. j’aimerais participer au projet « Raconte-moi ton fleuve » avec les élèves d’Afrique et de la France.

Aminata Dièye

je me nomme Aminata Dièye. j’ai 16 ans. je fais la classe de 4 ème. je fréquente le CEM Abdoulaye Mar Diop. j’habite dans la région de Saint-Louis du Sénégal plus précisément au quartier Goxou Mbacc. je suis heureuse de participer à ce projet « Raconte-moi ton fleuve » et de partager avec les enfants du monde entier.

Oumar Diafara BA

je m’appelle Oumar Diafara BA. j’habite à Goxxu Mbacc. j’ai 15 ans et j’étudie au CEM Abdoulaye Mar Diop du Saint-Louis du Sénégal. je suis en classe de 4 ème. je suis heureux d’échanger avec les élèves du monde mais surtout avec les élèves qui font partie du projet « Raconte-moi ton fleuve ».

Légende de Ségoubali un guerrier de l’éthenie des poular du fleuve SENEGAL

Je viens aujourd’hui vous proposer une parmi les légendes d’un caste des soubalbés qui sont les dépositaires du connaissances occultes du fleuve. Je fais parti de cette caste même si parfois je suis frappé par le modernisme. Cette histoire a été plusieurs fois chantée par le grand orateur GUELAYE ALI FALL.

VOICI LE RECIT

« Ton malheur te viendra d’une femme » dit une mère à son fils unique… « Je veux un repas à base du monstre sacré. Qui tue cette bête en mourra, dit-on ; « J’exige que tu lui livres un combat singulier. » dira une femme à ce fils unique.
C’était au temps où, en pays toucouleur, on ne badinait pas avec l’honneur.

L’histoire relate le destin de Ségoubali dit Samba, le plus brave et le plus talentueux des pêcheurs, ces maîtres des eaux pour qui le fleuve Sénégal n’avait plus de secret détesté de ce fait par ses pairs. Il vit avec sa mère jusqu’à l’âge adulte sans prendre femme.

Un jour comme à l’accoutumée, le chef de village sollicite une journée de corvées pour l’assainissement de la localité. Chacun envoya son enfant, Ségou Bali n’en ayant pas, s’y rendit personnellement. Constatant avec regret et amertume que les enfants sont les fils de ceux de sa génération, Ségou Bali rentra chez lui bouleversé. Il s’en prit à sa maman mais celle-ci en grande voyante, par ses consultations, savait depuis longtemps que le malheur de son fils viendrait d’une femme.

Ségoubali refusa de manger et de boire. « Tu es malade mon fils ? Pourquoi ne manges-tu pas ? » dit la mère:« Je n’ai rien maman, mais tu m’as trompé en m’empêchant de me marier. Aujourd’hui je suis allé en corvée avec les enfants de ceux de ma classe d’âge et ceci est ma perte » dit-il. « Mon fils, choisirais-tu d’avoir des enfants et mourir ? » Renchérit-elle.    « Tant pis maman, que j’aie des enfants ou non, je mourrai un jour ».

« Dans ce cas, va chez ton oncle et demande la main de sa fille ». Ségoubali se rendit sans tarder chez son oncle et celui-ci lui accorda la main de sa cousine Coumba Mbourel. Le mariage fut alors célébré.

Au regard de la tradition du Fouta, Samba n’avait pas satisfait aux exigences de son rang, ce qui poussa les camarades d’âge de Coumba à se plaindre : « Nous n’avons pas notre « soupe », nous n’avons pas nos présents non plus, ton mari est très riche, mais il n’a rien fait. Nous jurons que tu nous feras « une soupe » jamais vue jusqu’à présent.

Coumba exigea de son mari, un « Gossi » – un repas exceptionnel offert par la nouvelle mariée à sa classe d’âge). Ce repas ne devait être comparable à aucun autre car Ségoubali était le pêcheur le plus brave du village et était la convoitise des filles.

Coumba se refusa à son mari pour l’obliger à accéder à sa demande et lui dit: « tu m’as déshonorée. On soutient que tu es le plus fort des pêcheurs toucouleurs. Toute femme de pêcheur aurait souhaité t’avoir comme mari. Mais tu es venu me prendre faisant de notre mariage, une union tout à fait ordinaire. Je suis la risée de tout le monde. J’exige de toi une soupe jamais faite pour une femme de pêcheur. »

Ségou Bali lui proposa cent bœufs, puis dix chameaux puis un couple d’hippopotames. Des présents qui montrent le degré de son amour pour sa femme. Mais Coumba les rejeta tous. Pour tout « Gossi », elle exigea que son mari combatte et tue Ngari Gawlé, un redoutable caïman dont le vainqueur ne saurait survivre.

Dans son sommeil, Ségoubali fut réveillé par Ngari Gawlé transformé en un vieillard tout de blanc vêtu. « Ségoubali ! Ségoubali ! C’est moi qui t’appelle mon fils. J’ai entendu ton épouse t’ordonner de tuer Ngari Gawlé. C’est moi. N’écoute pas la parole d’une femme, je t’en supplie».

La nuit suivante, Coumba reformula sa demande avec plus d’insistance. Le lendemain Ngari Gawlé s’est transformé en une vieille dame de blanc vêtue portant un récipient plein de poissons, réveilla de nouveau Ségoubali et lui demanda encore une fois de ne pas répondre au souhait de sa femme.

Au lever du jour, Coumba n’étant pas satisfaite, abandonna le domicile conjugal et retourna chez ses parents. La nouvelle du retour se répandit comme une traînée de poudre. Ségoubali qui avait beaucoup d’ennemis fut taxé de poltron. Touché dans son amour propre, il se résigna à combattre le mystérieux caïman. La décision a tellement ravi la femme qu’elle regagna le domicile conjugal sans même dire au revoir à ses parents. Après avoir défié le génie Ngari Gawlé, Ségou Bali promit aux filles de la classe d’âge de Coumba le festin de leur vie.

Le jour tant attendu arriva. Ségou Bali se prépare à affronter Ngari Gawlé. Il teste ses armes et engage un curieux dialogue avec elles. L’une d’elle donna au brave homme les consignes à suivre pour briser la colonne vertébrale de l’animal. Tous les habitants du village et ceux des villages voisins prirent d’assaut les berges du fleuve pour assister au duel sans merci. Ségoubali dont la pirogue avait comme rameur son plus jeune neveu, se mit à scruter la surface de l’eau quand soudainement Ngari Gawlé plongea dans le fleuve provoquant un bruit assourdissant. Ségoubali, sans tergiverser envoya son harpon au saurien en suivant les instructions de l’arme.

Atteint par le coup fatal, Ngari Gawlé, usa de ses pouvoirs maléfiques, pour jeter un mauvais sort à Ségoubali qui s’écroula dans la pirogue et s’évanouit. Ses pairs l’acheminèrent d’urgence à la maison. N’ayant pas pu remonter l’animal, les pêcheurs lui coupèrent la queue et la transportèrent à la maison pour confirmer la victoire.

Ségoubali confia à sa mère qu’il ne fallait pas introduire le cadavre du caïman mythique dans leur concession. La mère s’empressa d’aller avertir les pêcheurs, mais ceux-là étaient déjà au milieu de la maison. Ainsi retourna-t-elle sur ses pas, et vit que son fils avait rendu l’âme.

PROCHAINEMENT JE PARLERAIS DE L’HISTOIRE DE GUELAYE ALI FALL LE GRAND CHANTEUR DE PEKAAN QUI EST UNE MELODIE CHANTEE POUR LES GUERRIERS PECHEURS